PROJET ALGERIE 2003

Un projet proposé par AFIDES-France en relation avec les Collègues Algériens.

Dans le cadre de l’année consacrée à l’Algérie, ce projet a été adopté par l’Assemblée Générale du 28 octobre 2002 : il met en forme les idées échangées entre les adhérents algériens et un réseau de correspondants français . Il a l’ambition de proposer aux chefs d’établissements, de part et d’autre des deux rives, un choix de pistes de travail et peut s’enrichir d’autres initiatives. Il veut être une contribution dynamique aux échanges professionnels, éducatifs, culturels et humains et une consolidation des efforts de nos amis algériens pour maintenir une francophonie vivante dans un pays avec lequel nous avons des liens historiques et affectifs.

1°) Appui et accompagnement d’un réseau algérien : il s’agit d’appuyer discrètement un réseau qui veut se mettre en place par le bouche à oreille ou par le biais d’autres associations, notamment pour l’enseignement du français. Il faudrait s’appuyer aussi sur le réseau des lycées français en cours de consolidation. Des relations télématiques privilégiées peuvent s’installer entre adhérents comme c’est déjà le cas avec le noyau de base. Le président propose que la section française recueille des fonds ( sponsors ? souscription auprès des adhérents…) pour payer la participation à la biennale de Dakar, en octobre 2003, d’un ou deux collègues algériens, ce qui supposera des relations avec l’Ambassade pour l’obtention des visas. On peut aussi envisager un déplacement en Algérie de quelques membres du bureau français, sous réserve de trouver un financement. Il faut enfin appuyer la candidature de nos collègues à des stages en France et faire en sorte qu’elle aboutisse.

Les accords avec le siège prévoient que dans un premier temps, les collègues algériens adhèreront à la section française.

2°) Echanges scolaires : il ne s’agit pas de se limiter à l’échange de courrier écrit ou télématique entre directeurs, élèves ou classes mais d’aller au delà . Echanges de documents, d’ouvrages et de presse ; travail sur la mémoire collective, 40 ans après l’indépendance ; travail plus délicat mais indispensable sur l’identité de l’autre dans un contexte où la France ne joue pas toujours son rôle ; échanges sur les cultures ( architecture, musique, costumes, religions…). Nous savons que c’est l’école qui peut faire le travail objectif de cicatrisation des blessures. Il s’agit aussi de donner l’initiative aux écoles algériennes pour bénéficier de ce qu’elles peuvent nous apporter dans un enrichissement mutuel. Elles ont proposé l’organisation d’un concours scolaire, d’un récital poétique, la présentation des sites archéologiques des différentes régions qui pourraient se croiser avec celle des sites français, le montage d’une exposition populaire, la mise en valeur de la diversité socio-linguistique algérienne, de la littérature du pays. Des projets plus ambitieux pourraient concerner des études lexicographiques et littéraires.

3°) Manifestations Algérie 2003 : il serait intéressant de marquer cette année commémorative par une journée spécifique consacrée à l’Algérie : exposition de photos, documents, objets collectés dans des familles algériennes ; témoignages et récits d’immigrés algériens ou d’écrivains ; en collaboration avec l’intendance et le cuisinier, journée de la cuisine algérienne ; musique algérienne et raï et danses… ; calligraphie et décors arabes ; beaucoup de pistes possibles à adapter au contexte local pour mettre en valeur une culture oubliée, méconnue et parfois dépréciée . Il est évident que les établissements qui enseignent l’arabe feront la promotion de cette langue. Ces journées pourraient se faire en même temps, de part et d’autre, dans chacun des établissements en relation.

Il faut bien sûr être à l’affût des manifestations locales , régionales ou nationales qui seront organisées dans ce cadre ( par exemple, « Nuit Algérienne » à l’auditorium de Lyon, le 14/06/2003) .

4°) Appariements : ce serait l’aboutissement naturel des diverses initiatives et une occasion de travailler avec les DARIC, les proviseurs Vie scolaire et l’Action culturelle. L’insertion d’un appariement dans des opérations de jumelage peut donner du tonus à l’action. Ainsi Sétif est en relation avec Rennes, Grenoble avec Constantine…Les cellules mise en place dans certains Rectorat , dans les Régions ou Conseils Généraux ou dans certaines associations qui traite de coopération décentralisée, comme Romans International, peuvent servir d’appui précieux.

On peut être ambitieux jusqu’à prévoir à terme des opérations avec d’autres pays méditerranéens francophones , particulièrement avec la Tunisie et le Liban avec lesquels nous avons l’habitude de faire des échanges.

5°) Opérations spécifiques : on peut imaginer des opérations particulières en adaptant celles qui ont été menées dans d’autres pays . L’aménagement d’un CDI ou BCD peut faire l’objet des relations entre un lycée professionnel et une école algérienne ; le réseau des lycées agricoles peut avoir des initiatives comme au Liban ; coopération éventuelle avec La Cité des Sciences ; mise en place d’un concours scolaire autour d’auteurs ou d’artistes qui ont témoigné de l’Algérie ; publication d’un numéro spécial de « Correspondances » consacré à l’Algérie.

6°) relations internationales : favoriser les contacts avec les autres sections notamment Tunisie, Liban, Afrique, puis élargissement, la biennale de Dakar étant une bonne occasion.

Pour mettre en place définitivement ce projet, le dispositif pourrait être le suivant :

. désigner un responsable du projet.

. le soumettre à des organismes financeurs pour obtenir aides et subventions.

. lancer la souscription en faveur des collègues algériens à la biennale de DAKAR en 2003.

. organiser les activités par régions parties prenantes en recherchant les partenaires éventuels.

. s’intégrer dans les actions locales, régionales et nationales.

. travailler avec l’Ambassade de France à Alger sur un projet d’activités concrètes et sur la participation de collègues algériens à celles –ci en France, au besoin en jumelant avec des stages.

. sensibiliser les autres pays adhérents à AFIDES à ce travail.

Contacts :

Algérie :

Madame Naïma CHERBAL, Directrice d’école maternelle et élémentaire
51, avenue du 1er novembre, SETIF,
cherbalou@yahoo.fr


Monsieur Abdellah HAMI, Directeur d’école primaire,
BP 377, Ksar-Chellala W/TIARET,
hamiabdou@hotmail.com

France : Monsieur François CARCASSONNE, Principal,
Collège Epine Guyon, 95150 FRANCONVILLE,
François Carcassonne@ac-versailles.fr


Monsieur Michel ROUSSEL, Proviseur,
Lycée Technique Martin Nadaud, 23, rue de la Bidassoa, 75020 PARIS,
m.roussel3@wanadoo.fr


Monsieur Maurice CHABANNON, Président d’AFIDES France,
Saint Michel, 38660 SAINT BERNARD du TOUVET.
afidesfr@libertysurf.fr

 

Dernière mise à jour : 09/12/2002